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Informations sur l'auteur

étudiant
Niveau
Avancé
Etude suivie
économie...
Ecole, université
Magistère...

Informations sur le doc

Date de publication
25/06/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
10 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
20 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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L’efficacité des politiques de l’emploi en France dans la lutte contre le chômage

  1. Les politiques de l'emploi de type interventionniste, du `constat économique à la réalité sociale ', l'affirmation d'un compromis possible
    1. De l'Etat entrepreneur à l'Etat législateur : des politiques de l'emploi interventionnistes de lutte contre le chômage
    2. Des politiques passives au service de l'impératif social
  2. Les politiques de l'emploi de type libérale: le rôle central du marché du travail
    1. La flexibilisation du marché du travail
    2. La flexibilisation de l'offre de travail

« Les deux vices marquants du monde économique dans lequel nous vivons sont le premier que le plein-emploi n’y est pas assuré, le second que la répartition de la fortune y est arbitraire et manque d’équité » déclarait John Maynard Keynes en 1936. Ceci a été écrit peu de temps après la crise la plus importante que le capitalisme aie dû affronter, cependant nous pouvons penser que cette affirmation est toujours d’actualité, et plus encore depuis la fin des «trente glorieuses» (expression de Jean Fourastié). En effet, la plupart des Pays Développés à Economie de Marché (PDEM) connaissent depuis plus de deux décennies des taux de chômage importants, et ce notamment pour les pays ayant adopté un modèle économique et social de nature assez interventionniste (tel que la France, où le taux de chômage est environ de 9-10 % de la population active, ou l’Allemagne qui connaît des taux de chômage de même ampleur). En parallèle, les pays de type anglo-saxons, ayant une économie plus libéralisée, sont aussi concernés par ce constat. Ainsi, bien qu’ayant des taux de chômage relativement faible (pour les Etats-Unis ou la Grande Bretagne de l’ordre de 5 %), la répartition de la fortune y est très arbitraire, comme l’atteste la courbe de Lorenz, qui prend une forme de plus en plus incurvée, semblant se déplacer irrémédiablement vers le cadran sud-est, signe d’une augmentation importante des inégalités de revenus (pour l’augmentation des inégalités, notons que la France n’est pas en reste). Comment réduire, voire éliminer ces « vices » ? Plusieurs solutions sont possibles pour ces pays : politique budgétaire, monétaire… Cependant, on peut penser qu’il existe une politique plus à même de corriger ces déséquilibres : la politique de l’emploi. En effet, de part son côté bicéphale : un versant actif, ayant pour but de réduire le chômage, et un versant passif, dont le rôle est de rendre les effets du chômage plus supportables, elle s’attaque donc aux deux « vices » énoncés par Keynes. Cependant, à "l’Amérique sans salaires, l’Europe sans emploi" (comme dirait Paul Krugman) la solution ne peut être la même. Nous pouvons ainsi isoler deux politiques de l’emploi de style différent, mêlant chacune politique active et passive. Premièrement, une politique de nature plus interventionniste, qui se traduit par la combinaison de mesures appartenant à une idéologie que l’on pourrait qualifier de « sociale-démocrate », se matérialisant par : Réduction collective du Temps de Travail (RTT), emplois publics, accès égal à la formation, indemnisation, revenus de remplacement, préretraite…, finalement, des mesures relevant plus d’une logique de la demande. Deuxièmement, une politique de l’emploi de nature plus libérale, relevant plus d’une logique de l’offre, se traduisant par : temps partiel, incitation à l’embauche, flexibilisation du marché du travail, formation, orientation, préretraite, indemnisation… Certes, certaines mesures sont présentes dans les deux types de politiques, néanmoins, leur légitimité ne vient pas du même enchaînement des mécanismes, de la même motivation. Il y a donc deux solutions qui s’offrent à la France pour réduire son chômage (on considère généralement que les politiques de l’emploi concernent surtout le chômage structurel). Au regard de la décennie 90, plusieurs de ces mesures ont été mises en place, ont-elles été efficaces ? Quelle est la solution qui conviendrait le mieux au cas français ? Pour répondre à cela, il semble nécessaire de connaître l’origine du chômage en France, mais aussi d’étudier les différentes mesures dans leurs paradigmes respectifs, pour juger de leur efficacité dans la lutte contre ce mal qui ronge notre société depuis bientôt 25 ans, mettant en péril la cohésion sociale.
Par conséquent, dans ce devoir, nous allons nous demander si de par les caractéristiques même du chômage français, la lutte contre le chômage en France relève plus d’une politique de l’emploi empreinte d’une logique d’offre, ou de demande.
Pour résoudre ce problème, nous allons adopter un plan en deux parties. Nous étudierons d’abord l’efficacité des politiques de l’emploi qui ont plus pour objectif la demande, puis, nous étudierons celles qui se donnent pour objectif d’agir sur l’offre. Ce plan nous permet de passer outre la dichotomie classique des politiques de l’emploi : actif/passif, pour regarder si compte tenu de leurs présupposés respectifs, quel modèle est le mieux à même de combattre le chômage en France. Nous allons ainsi étudier successivement l’efficacité des deux solutions possibles, en tant que politique globale de l’emploi, c’est à dire mêlant actif/passif.

[...] Il s'agit donc de lutter contre un chômage de type frictionnel; ce qui va passer par les politiques de l’emploi suivantes. Analysons tout d'abord le recours à la formation. Il s'agit de permettre à une part de la population active de se former pour développer les qualifications nécessaires à l'obtention d'un emploi. Ce sont en général des mesures ciblées sur une certaine catégorie de la population et plus particulièrement les jeunes sans diplômes ainsi que les chômeurs de longue durée qui voient leurs qualifications diminuer au fur et à mesure du temps passé dans l'inactivité. [...]


[...] Mais aujourd'hui, cette mesure n’est pas facile à mettre en œuvre à cause du pacte de stabilité et de croissance, qui impose aux pays de la zone Euro, et donc à la France de ne pas avoir un déficit budgétaire supérieur à du PIB. Nous allons maintenant étudier une autre mesure trouvant une partie de sa légitimité dans la théorie keynésienne : la Réduction collective du Temps de Travail. Celle-ci est décidée de manière discrétionnaire par l’Etat, il s’agit d’une baisse de la durée légale du temps de travail (cf. [...]


[...] Cependant, certains auteurs, et notamment les libéraux considèrent que ces aides incitent les individus à tomber dans une autre trappe, dans la trappe à l’inactivité En effet, ces aides rendent le chômage trop supportable, et dans la mesure où elles seraient trop élevées, modifient le calcul travail-loisir en faveur du loisir. Ainsi, une partie importante du chômage serait volontaire (ceci sera développé dans la deuxième partie), ces politiques sont donc inefficaces, voire même source de chômage. Nous avons donc montré que bien que provenant d’une logique de solidarité, les politiques passives de l’emploi permettent de lutter contre le chômage. [...]


[...] Le déficit budgétaire entraîne une hausse de l’argent dans l’économie. Les nouveaux travailleurs vont pouvoirs consommer, et donc générer une nouvelle demande, qui correspond à la propension à consommer de ces derniers (généralement élevée, car ils étaient avant au chômage). Ce surplus de consommation va entraîner une augmentation des revenus distribués, sources eux aussi de consommation Enfin, il existe un troisième effet, plus indirect, qui dépend de la nature des emplois créés. Si les nouveaux emplois sont créés dans l’éducation cela aura un effet positif à long terme, si l’on considère qu’un pays plus éduqué est plus productif. [...]


[...] Cependant, il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre d’emploi vont être créé (le nombre exact pour le passage aux 35h en France est toujours sujet à controverses). Ces emplois nouveaux créés vont être une source d’augmentation de la demande, et donc dans une logique keynésienne, de la production et de l’emploi. De plus, la baisse du temps de travail permet une augmentation du temps de loisir, ce qui doit se traduire par une hausse des dépenses de loisir, donc une hausse de l’emploi dans ce secteur. [...]

...

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