Analyse de la permanence des restructurations : déclencheurs et conséquences
Sommaire
- Les declencheurs des restructurations
- La recherche de competitivite
- Le besoin d'acces a de nouveaux marches
- Les declencheurs des restructurations
- La conduite du processus de restructuration
- L'impact sur les emplois
Résumé du mémoire
La conduite d’un tel processus se révèlera être un exercice particulièrement éprouvant et ce pour tous les acteurs impliqués dans l’entreprise. Il s’agira de concilier les attentes des dirigeants et des actionnaires sans oublier de prendre en compte l’avenir des salariés. C’est d’ailleurs en ce sens qu’a été promulguée la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005. Bien qu’édictée par un gouvernement et un parlement dont la majorité prône la simplification du droit de travail et plus de « liberté » de gestion pour l’employeur, elle introduit de nouvelles obligations et contraintes. Etrangement, ces nouvelles dispositions n’ont pas soulevé de protestations massives et un certain consensus semble même s’être dégagé autour de ces textes. Les enjeux sont donc particulièrement conséquents et problématiques : il s’agit non seulement d’étayer les cadres de négociation et de concertation, mais aussi d’envisager leur renouvellement, afin de permettre leur extension dans le temps et dans l’espace. Mais, dès lors, dans quelles directions, suivant quelles modalités et à quelles conditions s’engager dans une telle démarche ? Autant d’interrogations qui se trouvent posées aux partenaires sociaux et aux acteurs publics.
Dans un premier temps, nous développerons les déclencheurs des restructurations.
Tout d’abord au travers de la recherche de compétitivité, nous expliquerons les nouveaux processus de décision par la montée en puissance des actionnaires qui induisent des stratégies de recentrage sur le cœur de métier et d’externalisations des activités périphériques. Puis nous détaillerons les nouvelles stratégies d’implantation résultantes de l’ouverture des économies par les concepts de délocalisations et de localisations.
Ensuite nous expliquerons la nécessité pour les firmes d’accéder à de nouveaux marchés, par les fusions acquisitions et les possibilités de synergies des activités qu’elles permettent. Puis par les opportunités d’acquérir des compétences et des nouvelles technologies qu’offrent les alliances stratégiques.
Dans une deuxième partie, nous nous focaliserons sur les conséquences de ce phénomène récurrent que représentent les restructurations. Nous reviendrons sur la conduite de ce processus au sein de l’entreprise, qui se déroule en trois phases distinctes. En premier lieu, on élabore une stratégie sociale. Suite à cela, on entre dans une phase de communication et d’implication des acteurs. Enfin, la dernière étape consistera à gérer les mobilités et la reconversion du personnel.
Puis, nous développerons l’impact sur l’emploi engendré par les restructurations. En ce sens, nous commencerons en parlant des licenciements économiques, conséquence la plus redoutée. Après cela, nous expliquerons le rôle et la présence grandissante du plan de sauvegarde de l’emploi. Enfin, nous aborderons le thème qui a fait sensation ces derniers mois, la précarisation grandissante des contrats de travail
[...] Dans le cadre d’une restructuration, deux aspects doivent être abordés dans ce cadre : l’articulation des procédures et la primauté de l’information. L’articulation des procédures peut être sujette à conflit d’interprétation surtout dans les projets complexes. Un projet de restructuration doit entraîner immédiatement la question de l’accord de méthode[19]. Il est important de bien expliquer la situation, avec une certaine transparence, aux partenaires sociaux. Par ailleurs, le comité d’entreprise détient la priorité d’information lors d’une procédure de restructuration. C’est lui qui va devoir gérer la situation et il a besoin d’une certaine crédibilité. [...]
[...] Les multiples et permanentes réformes en droit du travail, tant au niveau français (notamment par la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005) que communautaire, nous confortent dans notre idée ; ainsi, l’agenda social 2005-2010 de la Commission de Bruxelles prévoit un meilleur accompagnement des restructurations, avec une implication accrue des partenaires sociaux grâce à la deuxième phase de consultation sur les restructurations, et la révision de la directive sur le comité d’entreprise européen de 1994 ANNEXES Annexe 1 Typologie des restructurations Restructuration Stratégie Temporalit Caractéristiques é . [...]
[...] La création et la reproduction des core-compétences se fait donc au niveau de l'organisation et de sa structure : c’est l’apprentissage organisationnel cher à Philippe Zarifian. Le savoir et l'apprentissage paraissent donc avoir deux dimensions, l'une individuelle et l'autre collective. Cette double nature de la compétence sera à l'origine de la tension en matière de choix de flexibilité du travail L’arbitrage entre flexibilité interne et flexibilité externe du travail Face aux transformations continuelles qui interviennent dans leur environnement et, en particulier, à l'arrivée de nouvelles opportunités technologiques, les firmes doivent ajuster l'ensemble des facteurs de production qu'elles utilisent. [...]
[...] Ainsi, on peut considérer que le recentrage se traduit par la constitution de pôles rentables et économiquement forts, et par le désengagement des entreprises dans certaines de leurs activités Enjeux : vers plus d’efficacité et d’innovation La recherche de compétitivité est l’objectif principal des entreprises, dans une démarche d’amélioration de la rentabilité. Le recentrage d’une firme se définit autour de ses activités stratégiques, c'est-à-dire l’essence même de l’entreprise, où la participation à la création de valeur est la plus intense. [...]
[...] L'union fait la force : en se regroupant, les partenaires peuvent obtenir de meilleurs prix des fournisseurs, négocier des contrats d'approvisionnement plus avantageux, à partager les frais administratifs (publicité et autres) et à avoir accès à des technologies et à des activités de recherche et développement. qui seraient autrement trop coûteuses et diminuer leur coût par article. Un dernier avantage d’une alliance est la possibilité de délimiter avec précision le territoire de la coopération, contrairement aux fusions qui conduisent généralement à des tailles excessives pour exploiter des synergies sur des activités données et qui sont suivies d’une phase de cessions d’une partie de l’acquisition réalisée. [...]
- Niveau
- Avancé
- Etude suivie
- économie...
- Ecole, université
- UPMF Grenoble
- Date de publication
- 25/06/2006
- Langue
- français
- Format
- .doc
- Type
- mémoire
- Nombre de pages
- 74 pages
- Niveau
- avancé
- Consulté
- 32 fois
- Validé par
- le comité Oboulo.com
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